Résumé

G Sous Éloge de Pierre Guérin (1866)

Guérin n'est pas nommé, et le titre de chirurgien-major fut alors la récompense des années et non celle du savoir.
Un pareil événement ne s'était pas accompli sans faire à son cœur une profonde blessure. Exalté par le malheur, il reçoit les derniers conseils d'un frère dont il ne peut être l'héritier; il fuit Lyon, où son triomphe a été stérile.
Où va-t-il? Il l'ignore. Ses espérances le conduiront.
Il ira comme un proscrit chercher de nouveaux cieux, une patrie nouvelle où sa jeunesse ne soit pas un obstacle à sa grandeur. Il vient à Bordeaux pour demander un asile à de lointains rivages.
Source : Gallica

G Sous Éloge de Pierre Guérin (1866)

Ainsi Guérin contribuait à la prospérité de la Société : ouvertement quand on accédait à ses désirs, sous le voile de l'anonyme quand on lui opposait des obstacles.
Dans ces circonstances, il resta ce qu'il avait toujours été, simple et modeste. L'ostentation ne fut jamais le mobile de sa conduite. Quand il expose ses succès, il se justifie presque de les avoir obtenus ; il s'excuse d'exprimer la joie qu'il a ressentie en sauvant un malade, tant la vanité est étrangère à son cœur.
Source : Gallica

G Sous Éloge de Pierre Guérin (1866)

Après l'avoir entendu, le président prend la parole : « Abréger des douleurs cruelles, dit-il, simplifier une opération, porter à un haut degré la probabilité du succès, la rendre presque indépendante du peu d'habitude, de la sensibilité et de toutes les autres causes qui trop souvent ont contrarié les opérations de chirurgie, tel est le but que le citoyen Guérin a obtenu. La Société de médecine de Lyon lui a décerné son prix d'émulation, celle de Bordeaux lui témoigne son admiration et lui adresse des éloges, en l'assurant qu'il a bien mérité de la patrie et de l'humanité. »
Source : Gallica

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