G Sous, Éloge de Pierre Guérin (1866)
“ Guérin n'est pas nommé, et le titre de chirurgien-major fut alors la récompense des années et non celle du savoir. Un pareil événement ne s'était pas accompli sans faire à son cœur une profonde blessure. Exalté par le malheur, il reçoit les derniers conseils d'un frère dont il ne peut être l'héritier; il fuit Lyon, où son triomphe a été stérile. Où va-t-il? Il l'ignore. Ses espérances le conduiront. Il ira comme un proscrit chercher de nouveaux cieux, une patrie nouvelle où sa jeunesse ne soit pas un obstacle à sa grandeur. Il vient à Bordeaux pour demander un asile à de lointains rivages. ”
