Résumé

Henri Langlais Comment feront les peuples pour payer les frais de la guerre… (1916)

Le problème que nous avons posé dans notre premier article consiste donc à trouver de l'argent sans payer d'intérêt, c'est-à-dire à recourir à un procédé différent de celui qui est caractérisé par l'emprunt.
Dans nos sociétés modernes, le grand instrument de travail c'est moins l'argent que le crédit. On peut vivre sur son crédit, à une condition nécessaire et suffisante, c'est de prélever, sur le produit de son travail, une quote-part permettant au bout d'un laps de temps déterminé de supprimer le crédit en remboursant la dette.
Source : Gallica

Henri Langlais Comment feront les peuples pour payer les frais de la guerre… (1916)

Le tout est donc de proportionner l'émission des billets à la fortune du pays et à ses facultés contributives et de ne pas dépasser ces bornes.
La suppression de l'intérêt, comme nous l'avons démontré, rend singulièrement aisé le remboursement de la dette — nous ne disons pas de l'emprunt. — En ce qui concerne le gage de cette dette, nous observerons immédiatement que la fortune publique et privée, dans une nation qui n'est pas en décadence, grandit chaque année et que le gage, au lieu de diminuer, s'accroît en même temps que la fortune.
Source : Gallica

Henri Langlais Comment feront les peuples pour payer les frais de la guerre… (1916)

Le commerce et l'industrie pourraient-ils marcher si le crédit, sous toutes ses formes, n'était là pour faciliter les transactions journalières ?
Eh bien! ce qu'une société, ce qu'un particulier peut faire dans l'usage courant de la vie, ce que des villes occupées par l'ennemi ont fait également, la collectivité qui s'appelle un Etat peut le faire, et d'autant plus facilement qu'elle ne meurt pas comme les individus, qu'elle n'est pas sujette à faillite ou à dissolution comme les sociétés.
Source : Gallica

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