Résumé

Jean-Baptiste Chassignet,  Le Mespris de la vie et consolation contre la mort

“ Ore que j'entre en l'age, ou l'Amour flatteresse
Ensorcelle nos sens d'une folle poison,
Et du trac de vertu deplace la raison
L'esclavant sous le joug de la chair tromperesse :
Donne moy ton esprit, qui me serve d'adresse,
Parmi l'obscurité de la sombre prison
De ce cors tenebreus, esteignant le tison
De tant de chaus desir qui bruslent la jeunesse
”
Source : Wikisource

Jean-Baptiste Chassignet,  Le Mespris de la vie et consolation contre la mort

“ Quant l’homme vient à naistre incontinant il pleure,
Mais la premiere fois que de soy-mesme il sort
Par un ris gracieus, Fauche, cest quand il dort;
Et ne dure sa joye à grand peine un quart d'heure
Las ! si quelque bon-heur au monde nous bien-heure
C'est seulement en songe, au contraire le sort
Et veillant & dormant, nous importune & mort,
Et le bien seulement en ombre nous demeure.
”
Source : Wikisource

Jean-Baptiste Chassignet,  Le Mespris de la vie et consolation contre la mort

“ L’enfance incontinant meurt devant la jeunesse,
L’adolescence fait la jeunesse mourir,
La virilité fait au monument courir
L’àge d’adolescence, où l’amour nous oppresse,
La virilité cede à la morne vieillesse,
La mort fait le surjon de vieillesse tarir,
Le jour du lendemain, le jour-d'huy fait perir,
Tant la fuitte du tems et la suite se presse.
”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature