Jean-Baptiste Say,
Journal des débats
“ À la fin, grâce à notre amie, nous trouvâmes un gîte chez un M. Bisset, qui tenait un pensionnat à Croydon, à dix milles de Londres. Nous y fûmes reçus, non à titre d’écoliers, mais de pensionnaires en chambre et mangeant à la table du maître. Là nous éprouvâmes cette tristesse inévitable, mais bien utile dont, on ne peut se défendre, lorsqu’on se trouve éloigné pour la première fois de sa famille et de son pays ; d’une famille dont vous êtes aimé, qui a constamment prévenu vos besoins d’un pays aux usages, aux habitudes, au langage duquel vous êtes fait dès l’enfance. ”
