Jean-Baptiste Say

Jean-Baptiste Say

Résumé

Portrait de Jean-Baptiste Say Jean-Baptiste Say Journal des débats

À la fin, grâce à notre amie, nous trouvâmes un gîte chez un M. Bisset, qui tenait un pensionnat à Croydon, à dix milles de Londres. Nous y fûmes reçus, non à titre d’écoliers, mais de pensionnaires en chambre et mangeant à la table du maître. Là nous éprouvâmes cette tristesse inévitable, mais bien utile dont, on ne peut se défendre, lorsqu’on se trouve éloigné pour la première fois de sa famille et de son pays ; d’une famille dont vous êtes aimé, qui a constamment prévenu vos besoins d’un pays aux usages, aux habitudes, au langage duquel vous êtes fait dès l’enfance.
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Portrait de Jean-Baptiste Say Jean-Baptiste Say Journal des débats

Il ne passait guère en Angleterre que des maîtres de danse, des maîtres d’armes et des cuisiniers. Sur de semblables échantillons, les Anglais, qui ne sortaient pas de leur pays, avaient une fort mince opinion de la France ; d’autant plus que la plupart de leurs auteurs partagent à l’égard de notre patrie les préjugés populaires. Quand on met un Français sur la scène anglaise, il y est toujours représenté mourant de faim, maigre et flatteur ce qui fait un plaisir extrême à l’auditoire.
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Portrait de Jean-Baptiste Say Jean-Baptiste Say Journal des débats

Avant le diner nous sortions, elle et moi, pour faire quelques emplettes ; revenus à la maison, je faisais mes lettres, quelques traductions, quelques études, je lisais haut soit du français, soit de l’anglais ; nous dînions en tête à tête ; nous faisions une promenade, nous rentrions pour prendre le thé, ou bien, j’allais faire des visites à des personnes à qui, précédemment, j’avais été recommandé, ou bien j’essayais du spectacle, mais quel spectacle valait à mes yeux la société de mon amie ! Je lui lisais de l’anglais à haute voix pour me former à la prononciation.
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