Résumé

Joseph Lavallée Poème sur les tableaux dont l'armée d'Italie a enrichi le Muséum et sur l'utilité morale de la peinture… (1797)

De ton culte sacré superbes apostats , Qu'ils prétendent des arts morceler les états , Et, dans un triste oubli reléguant la peinture, Du droit d'adoption dépouiller la nature; On ne conçoit qu'à peine une semblable erreur !
Ne luttons pas contre eux : déplorons leur malheur, Indulgens, n'allons point, d'une voix, importune, De leur aveuglement quereller l'infortune ; Aux beautés de cet art si leur cœur est fermé , Ils sont assez à plaindre , ils n'ont jamais aimé.
A de semblables maux la tolérance est due : L'aveugle librement doit errer dans la rue.
Source : Gallica

Joseph Lavallée Poème sur les tableaux dont l'armée d'Italie a enrichi le Muséum et sur l'utilité morale de la peinture… (1797)

Bernard, altéré d'or et du sang des humains, Précipiter l'Europe aux tombeaux africains ; Tant de pontifes, fiers de leur triple tiare, Frapper les nations de leur sceptre barbare : Ils verraient, à l'orgueil de ces ambitieux , Que le sang des martyrs ne coula que pour eux ; Et sentiraient alors , honteux de leur injure,
Qu'un Dieu de mort n'est pas le Dieu de la nature.
MAIS sur l'axe du temps les ans roulent en vain : Rien ne corrige l'homme, et croire est son destin.
Source : Gallica

Joseph Lavallée Poème sur les tableaux dont l'armée d'Italie a enrichi le Muséum et sur l'utilité morale de la peinture… (1797)

Tacite apprit sans doute à ses doctes pinceaux A nous offrir Tibère au milieu des bourreaux: De ce tableau sublime , ô profonde éloquence!
Le buste d'un tyran , la mort de l'innocence.
Le Juste a donc péri. Je vois de toutes parts Sa dépouille mortelle attrister mes regards.
Sur cet auguste front, que la mort décolore , Son humanité sainte est toute entière encore.
Le peintre , ranimant mes esprits abattus , M'apprend que tout périt hors la paix des vertus.
Source : Gallica

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