Joseph Lavallée, Poème sur les tableaux dont l'armée d'Italie a enrichi le Muséum et sur l'utilité morale de la peinture… (1797)
“ De ton culte sacré superbes apostats , Qu'ils prétendent des arts morceler les états , Et, dans un triste oubli reléguant la peinture, Du droit d'adoption dépouiller la nature; On ne conçoit qu'à peine une semblable erreur ! Ne luttons pas contre eux : déplorons leur malheur, Indulgens, n'allons point, d'une voix, importune, De leur aveuglement quereller l'infortune ; Aux beautés de cet art si leur cœur est fermé , Ils sont assez à plaindre , ils n'ont jamais aimé. A de semblables maux la tolérance est due : L'aveugle librement doit errer dans la rue. ”
