Jules Noriac

Jules Noriac

Résumé

Portrait de Jules Noriac Jules Noriac Pierrette et Jacquot

MADAME PATACHA, indignée. Monsieur Durand... si je n’avais pas les mains embarrassées !
DURAND, regardant Jacquot. Eh bien ! qu’est-ce qu’il a celui-là ! c’est la joie sans doute !
MADAME PATACHA. La joie ! si vous prenez cela pour de la joie !... Eh bien, je vais tout vous dire. (Bruit au dehors.)
DURAND, changeant de bras. Qu’est-ce que c’est que ça ?... (Il va à la fenêtre.) Que de monde au bord du quai ! un noyé sans doute ! Que tant de bonheur ne me fasse pas oublier que je suis sauveteur. (Remettant Pierrette évanouie dans les bras de madame Patacha.) Prenez-en soin, je reviens.
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Portrait de Jules Noriac Jules Noriac Pierrette et Jacquot

Mais on pense toujours à une jolie femme... même le dimanche !
MADAME PATACHA. Vous dites cela... Comment, vous, si aimable, si galant, n’avez-vous jamais songé à vous marier... à fixer votre cour ?
DURAND. Oh ! ça, c’est plus grave, parce que pour se marier, ma bonne madame Patacha, c’est comme pour faire un civet.
MADAME PATACHA. Je ne comprends pas...
DURAND. Il faut un lièvre pour le civet, il faut une femme pour se marier !
MADAME PATACHA. Mais il n’en manque pas !
DURAND. Oui, j’en ai remarqué quelques-unes, boulevard Poissonnière...
MADAME PATACHA. Vraiment !
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Portrait de Jules Noriac Jules Noriac Pierrette et Jacquot

DURAND, se reculant. Des Chinois ! jamais ! jamais !
MADAME PATACHA. Voyons, vous en prendrez bien une paire.
DURAND. Jamais ! les Chinois sont des misérables, ils ruinent la France avec des nankins mauvais teint, de fausses porcelaines fabriquées à Montereau, et du thé, dans lequel, ils se plaisent à jeter du vert de gris. Jamais ! jamais !
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