Jules Prével

Jules Prével

Résumé

Portrait de Jules Prével Jules Prével La Romance de la rose

OCTAVE. Ta petite Rebecca est charmante, mais elle est ta femme... tandis que moi... Enfin, mon bon Francisque, mon excellent Francisque, ne m’en demande pas davantage... c’est un mystère et la nature est pleine de mystères.
FRANCISQUE. Ah ! tu m’ennuies avec tes mystères ! Rébecca devrait être rentrée de son bain... Son absence me frappe.
OCTAVE. Si elle s’était noyée ?
FRANCISQUE. Dis donc pas de bêtises !... Les femmes est-ce que ça se noie jamais. C’est léger... ça revient toujours sur l’eau. — J’y vais voir tout de même.
Il part en chantant la romance.
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Portrait de Jules Prével Jules Prével La Romance de la rose

O mon ange ! Quand l’heure du flot nous rapproche toi-z-et moi, y a pas de musique du casino qui vaille ça ! Je nagions dans un océan de délices et de pommades superfines... Sirène, va ! A vrai dire, c’est pas uniquement c’t’ Américaine-là qui me chavire la boussole, c’est les belles dames, toutes les belles dames qui courent des bordées sur la plage, gréées comme des châsses, avec un tas de fanferluches de soie... à leur gouvernail ! Quand celles-là m’accostent à l’heure du bain, en me disant de leur petite voix flutée : « Jean-Louis, oh ! tenez-moi bien ! »
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Portrait de Jules Prével Jules Prével La Romance de la rose

RÉBECCA. Vous n’êtes donc pas un homme ?
OCTAVE. Mais si je l’épouse sans lui avouer la vérité, et qu’elle veuille me faire chanter le soir de ma noce... elle plaidera en séparation dès le lendemain.
RÉBECCA. Comment faire ?
FRANCISQUE. Oui... Comment faire ?... Ah ! il y a peut-être un moyen !
OCTAVE. Lequel ?
FRANCISQUE. Je ne sais pas... mais je cherche... attends... Ton Américaine s’est affolée d’une romance que son mari chantait faux — depuis qu’il ne la lui chante plus — le culte du souvenir est très-développé chez les Américaines... mais leurs engouements, c’est connu !
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