Résumé

La réflexion faite un peu tard… (1788)

Je m'égare Je ne trouve pas à Paris comme à Londres ces superbes trotoirs qui vous mettent à l'abri des voitures ; sans cesse j'entends crier , Gare, Gare, je veux me sauver , je me trouve arrêté par l'un ,
poussé par l'autre ; la pluie me surprend , je fuis inondé par les goutières : fatigué autant par l'inquiétude , que par les cris des Brocanteurs qui roulent dans cette ville , je fais figne à un Cocher de fiacre de venir me chercher, deux se présentent à ma vue, se disputant l'honneur de me conduire : l'un est Français, l'autre est Anglais ; au quel donner la préférence ?
Source : Gallica

La réflexion faite un peu tard… (1788)

Telle fut la réflexion que je fis à l'âge de cinquante - neuf ans : mes parens m'avoient laissé en mourant une fortune honnête, que j'ai eu soin de conserver, & même d'augmenter par un bel hôtel, & une superbe charge que je viens de vendre pour terminer ma carriere en
voyageant. Mes Lecteurs diront, sans doute, que je tombe en enfance; ils se tromperont, car on fait des folies à tout âge.
Source : Gallica

La réflexion faite un peu tard… (1788)

Quoiqu'il y avoit
peu de tems que je fusse à Paris, que je n'avois encore rien vu , j'acceptai sa proposition ; & dès le lendemain nous partîmes pour Versailles. Nous arrivâmes par une belle avenue, au bout de laquelle est une place superbe par sa grandeur, mais nue & peu régulière : quelques hôtels qui menacent ruine la bordent d'un côté , & un monceau de pierre de taille l'orne de l'autre; & ensuite est un magnifique Château , précédé de deux belles cours.
Charles me conduisit d'abord à la Chapelle du Roi ; il veut ouvrir la porte
Source : Gallica

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