Mathilde Alanic,
L’Essor des colombes
“ Une sœur exquise, cette Eva à figure d’ange, nimbée de lumière blonde, et dont les yeux d’iris paraissaient des fleurs de rêve, sous l’ombre foncée des cils !... Mais Pauline ! Celle-là, avec son profil de camée, son port altier, son front grave, c’était la déesse fascinatrice qu’on ne saurait envisager sans frémir ! Oh ! la voir quelques jours, avec la liberté des vacances, en face d’horizons émouvants ! Trouver une heure enchantée où les âmes, comblées d’idéal, s’ouvriraient pour laisser échapper l’aveu décisif ! Gabriel se sentit défaillir, à cette espérance enivrante ! ”
