Maurice Dumoulin

Résumé

Maurice Dumoulin La Revue blanche

« L’état actuel de toutes nos colonies exige de nous des dispositions encore plus étendues sur cette matière. Quelque faveur que puissent mériter les établissements fondés sur des motifs de religion et de charité, il est temps que nous prenions des précautions efficaces pour empêcher qu’ils ne puissent multiplier des acquisitions qui, mettant hors de commerce une partie considérable des fonds et domaines de nos colonies, ne pourraient être regardées que comme contraires au bien commun de la société ».
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Maurice Dumoulin La Revue blanche

L’idée dominante de l’autorisation préalable, c’est le souci d’empêcher le développement de la mainmorte.
« Plusieurs maisons régulières se sont formées sans lettres patentes, dit l’édit de décembre 1666, ce qui fait que le nombre s’en est augmenté de manière qu’en beaucoup de lieux, les communautés tiennent et possèdent la meilleure partie des terres et des revenus, qu’en d’autres elles subsistent avec peine... »
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Maurice Dumoulin La Revue blanche

Quant aux habitants, leur intérêt est sensible, au regard de nos vieux commentateurs d’arrêts comme Henrys, en ce sens que, si ce sont des religieux rentés, ils peuvent acquérir des héritages et par là, rejeter les tailles et autres impositions sur les habitants ; que le terrain qu’ils occupent, étant biens de main-morte, est hors du commerce et exempt de charges et qu’enfin (je cite Henrys, en son tome II, livre I, quest. 6, de ses Plaidoyers) « les communautés se contentent d’un pouce de terre, en entrant ; elles s’étendent insensiblement dans la suite ».
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