Résumé

Pierre Augustin Faudet Notice sur M. l'abbé François-Auguste Le Dreuille… (1860)

L'âme, avant de quitter son corps, avait dû méditer les grandes vérités de la religion, et, en s'envolant, avait laissé la trace de ce recueillement. Elle n'avait pas éprouvé la terreur des jugements de Dieu, mais quelque chose de semblable à la douce gravité des émotions d'un fidèle qui va communier. Ce fidèle aime tant son Dieu qu'il ne craint pas son approche ; cependant il veut le recevoir dignement, et il cherche comment il pourra lui plaire dans les conditions d'une sainte et fructueuse communion. A la mort, les vérités de la foi doivent se présenter à l'esprit avec une grande clarté.
Source : Gallica

Pierre Augustin Faudet Notice sur M. l'abbé François-Auguste Le Dreuille… (1860)

Nous y ajoutons souvent aussi leur comparaison avec ceux des autres, et nous croyons que nous sommes bien plus malheureux : chacun croit être le plus malheureux, ce qui veut dire que tout le monde l'est beaucoup. Maladies du corps, souffrances de l'esprit, tourments du coeur, déchirements de l'âme à la mort des personnes aimées, pauvreté, tribulations, injustices, persécutions, abandon, solitude forcée : chacun, à bien peu d'exceptions près, supporte quelqu'une de ces misères, et le fardeau en est toujours très lourd.
Source : Gallica

Pierre Augustin Faudet Notice sur M. l'abbé François-Auguste Le Dreuille… (1860)

Ils y allaient tous, à moins que la gravité de leur maladie ne les retînt dans leur lit ou dans la salle ; il y en avait qui exposaient presque leur santé pour ne pas y manquer, malgré leur faiblesse et le froid humide de la chapelle. M. le Dreuille consolait et voyait les malades avec une grande affection, leur rendait toutes sortes de services, accourait à leur appel et les ranimait par de bonnes paroles. Son air de bienveillance, si conforme à ses actions, attirait leur confiance : quand ils se sentaient plus malades, ils le demandaient pour les sacrements
Source : Gallica

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