Résumé

Remontrances d'un vieux royaliste à M. le vicomte de Châteaubriand et à M. Fiévée (1816)

Je n'ai pas oublié qu'on désignait comme aristocrates, comme ennemis de la liberté, les personnes qu'on voulait perdre ou priver de leurs emplois; ne pourrait-on pas, sans la surveillance et la justice du gouvernement, se servir aujourd'hui, avec le même but et avec un égal succès, des mots de révolutionnaires et d'ennemis de la légitimité. C'est en vain qu'un père de famille obéirait aux lois, qu'il payerait exactement ses contributions, qu'il serait attaché au Roi, et se conduirait en honnête homme et en bon citoyen
Source : Gallica

Remontrances d'un vieux royaliste à M. le vicomte de Châteaubriand et à M. Fiévée (1816)

« Les calomnies contre les Princes redoublent ». Telles sont vos paroles, que je ne transcris qu'avec une extrême répugnance. Sur une accusation aussi grave, prétendez-vous qu'on puisse vous dispenser de preuves? Non , les Princes ne sont pas calomniés ; on sait qu'ils ont juré la charte, et qu' un Bourbon n'oublie point son serment. On connaît leur inviolable attachement à la personne sacrée du monarque ; leurs intérêts sont les mêmes ; ils sont aussi ceux du peuple français. On vous somme de prouver votre odieuse assertion. Il ne vous suffira plus de crier à la calomnie.
Source : Gallica

Remontrances d'un vieux royaliste à M. le vicomte de Châteaubriand et à M. Fiévée (1816)

Mes bons et loyaux amis , je n'ai jamais aimé, je n'aime pas les révolutions ; on les paye toujours beaucoup plus cher qu'elles ne valent. Je disais cela en 1789, et je le répète aujourd'hui avec plus de confiance, parce que les honnêtes gens, les hommes industrieux, les commerçans, les propriétaires, les fermiers, les artisans, enfin tous les Français (sauf quelques ambitieux) , éclairés par l'expérience, désirent le repos, et sont tout prêts à seconder le gouvernement qui travaille au bien de tous.
Source : Gallica

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