Résumé

Portrait de Sewrin Sewrin Jean qui pleure et Jean qui rit

BEAU-SOLEIL. Ah ! c’est vrai ; il a toujours la larme à l’œil.
GUILLERET, riant. Et malgré cela, il s’imagine qu’il est gai.
BEAU-SOLEIL, riant. Oui, il croit qu’il est farce.
GUILLERET. Et sa digne moitié, madame Lepiteux ? hein ?...
BEAU-SOLEIL. Oh ! je ne la vois rire qu’une fois dans l’année : c’est le jour où l’on célèbre l’anniversaire de son mariage.
GUILLERET. Apparemment que ça lui rappelle des souvenirs.
BEAU-SOLEIL. Des souvenirs joyeux.
GUILLERET. Et les femmes aiment beaucoup les souvenirs joyeux. Ta mère les aime aussi.
BEAU-SOLEIL. En vérité ? Cette pauvre mère !
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Portrait de Sewrin Sewrin Jean qui pleure et Jean qui rit

LEPITEUX. Quand je le disais, madame Lepiteux, que nos voisins ne sont pas si à plaindre que nous.
Scène VI.
Les Précédens, AURORE, dans le fond, écoutant.
GUILLERET. C’est que vous ne savez jamais prendre un parti, morbleu ! tenez, nos enfans s’aiment ; marions-les ; ils seront heureux, et vous jouirez de leur bonheur.
AURORE, accourant. Serait-il vrai, maman, j’épouserais M. Beau-Soleil ?
GUILLERET, gaiment. Oui, vous êtes unis.
LEPITEUX. Un moment ! comme vous y allez ! ils sont unis !... ils sont unis !... non, ils ne sont point unis.
AURORE. Nous ne le sommes pas, papa ?
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Portrait de Sewrin Sewrin Jean qui pleure et Jean qui rit

LEPITEUX. Non, mademoiselle ; vous ne prévoyez pas les suites d’un mariage disproportionné.
M. et Mad. GUILLERET. Disproportionné !
LEPITEUX. Du coté de la fortune, s’entend ; si ma fille est plus riche que votre fils, il arrivera ce qui arrive journellement : ce n’est pas que je connaisse parfaitement le caractère de ma fille, mon Aurore aura rarement des boutades ; mais s’ils viennent à se quereller un jour, ils se feront des reproches ; l’une dira : vous n’aviez rien en m’épousant.
AURORE. Je ne dirai jamais ça, papa, et surtout à M. Beau-Soleil.
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