Résumé

Sigmund Freud  La Révolution surréaliste

Voyons-nous les choses de haut, alors la genèse des névroses nous apparaît sous cette formule simple : le « moi » a tenté d’étouffer certaines parties du « soi » d’une manière impropre, il y a échoué et le « soi » se venge. La névrose est donc la conséquence d’un conflit entre le « moi » et le « soi », conflit auquel le « moi » prend part — un examen approfondi le démontre — parce qu’il ne peut absolument pas renoncer à sa subordination aux réalités du monde extérieur.
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Sigmund Freud  La Révolution surréaliste

L’opposition est entre le monde extérieur et le « soi » et puisque le « moi », fidèle en cela à son essence intime, prend parti pour le monde extérieur, il entre en conflit avec son « soi ». Mais prenez-y bien garde : ce n’est pas le fait de ce conflit qui conditionne la maladie — de tels conflits entre réalité et « soi » sont inévitables et l’un des devoirs constants du « moi » est de s’y entremettre — ce qui cause le mal est ceci : le « moi » se sert, pour résoudre le conflit, d’un moyen insuffisant, le refoulement.
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Sigmund Freud  La Révolution surréaliste

Nous disons alors que le « moi » entreprend un refoulement, de cette aspiration instinctive. Cela a pour résultat immédiat de parer au danger, mais on ne confond pas impunément ce qui est interne et ce qui est externe. On ne peut pas se fuir. En refoulant, le « moi » obéit au principe du plaisir, que sa tâche habituelle est de modifier : il doit donc en porter la peine. La peine en sera que le « moi » aura ainsi durablement restreint son royaume.
L’aspiration instinctive refoulée est maintenant isolée, abandonnée à elle-même, inaccessible, mais aussi impossible à influencer.
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