Résumé

Michel Soëtard Johann Heinrich Pestalozzi

En effet, si elle doit se satisfaire de réaliser un type d’homme défini à l’extérieur d’elle-même, l’éducation ne peut avoir qu’un sens accessoire. Pestalozzi refuse désormais qu’elle fonctionne comme un simple instrument de modelage au service d’un monde donné, réel ou idéal : elle sera une forme d’action qui permettra à chacun de se faire, à partir de ce qu’il est et dans le sens de ce qu’il veut être, « une œuvre de soi-même ».
L’éducation trouve ainsi son sens dans le projet d’autonomie.
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Michel Soëtard Johann Heinrich Pestalozzi

Avec la tête, Pestalozzi veut désigner le pouvoir qu’à l’homme de se dégager par la réflexion du monde et de ses impressions confuses en élaborant concepts et idées. Mais l’homme demeure, en tant qu’individu situé, complètement immergé dans un monde qui ne cesse, à travers l’expérience, de solliciter sa sensibilité, et le rapproche de ses semblables dans la lutte engagée en vue de maîtriser la nature par le travail : c’est la dimension du cœur.
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Michel Soëtard Johann Heinrich Pestalozzi

C’est toute l’affaire du Neuhof : une foi naïve dans le miracle de l’industrie en même temps que dans la capacité de l’homme de le maîtriser spontanément ; une croyance profonde en une liberté naturelle des enfants de Dieu et en la vertu d’une éducation qui se contenterait d’accompagner le mouvement de la nature.
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