Théodore Bouas, Notice historique sur M. le Bon Ladoucette… (1847)
“ Sans cesse occupé de tout ce qui avait rapport au soulagement de l'humanité et de régénérer les contrées presque sauvages qui avaient été confiées à ses soins, l'habile administrateur ne tarda pas à s'apercevoir que l'art des accouchements était totalement inconnu dans les Hautes-Alpes. La pauvre femme des champs en proie aux douleurs de l'enfantement n'avait d'autre aide que la nature, ou bien, dans les moments d'angoisse, se livrait au charlatanisme de prétendues sages-femmes, ignorantes et hardies, qui exposaient impunément l'enfant à la mort ou à la difformité. ”
