Résumé

Portrait de Théophile Gautier Théophile Gautier Feuillets de l’album d’un jeune rapin

« Cela est plein de chic et de ficelles ; vous avez une patte d’enfer, et je vous prédis — que vous ne ferez jamais rien. »
comment je devins un peintre de l’école angélique. Ces paroles du professeur me jetèrent dans un douloureux étonnement. « Eh quoi ! m’écriai-je, j’ai déjà du chic, et c’est la première fois que je touche une brosse... Qu’est-ce donc que le chic ? » J’étais près de me laisser aller à mon désespoir et de m’enfoncer dans le cœur mon couteau à palette tout chargé de cinabre
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Portrait de Théophile Gautier Théophile Gautier Feuillets de l’album d’un jeune rapin

Enfin je rentrai chez moi riche de toutes les couleurs du prisme. Ma palette, qui jusque-là n’avait admis que ces quatre teintes étouffées et chastes, du blanc de plomb, de l’ocre jaune, du brun rouge et du noir de pêche, auxquelles on me permettait quelquefois d’ajouter un peu de bleu de cobalt pour les ciels, se trouva diaprée d’une foule de nuances plus brillantes les unes que les autres
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La semaine prochaine, je peindrai d’après nature. Enfin j’ai une boîte, un chevalet et des couleurs ! Comment prendrai-je ma palette, ronde ou carrée ? Carrée, c’est plus sévère, plus primitif, plus ingresque ; la palette d’Apelles devait être carrée !
Oh ! les belles vessies, pleines, fermes, luisantes ! avec quel plaisir vais-je donner dedans le coup d’épingle qui doit faire jaillir la couleur !
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