Résumé

Un horrible cauchemar politique (1888)

Ce n'est point ici le lieu d'entrer dans de longs développements au sujet des rêves, pour apprendre d'où ils viennent et où ils vont. Il est certain qu'il est des rêves prophétiques. La plupart des visions d'hommes de génie ne leur sont venues qu'en rêve. C'est en rêve que les grands hommes ont vu et voient encore Dieu ! C'est dans des demi-sommeils léthargiques que les grands poètes font leurs plus beaux vers et que les grands musiciens chantent leurs plus belles mélodies.
Loin de moi de prétendre que la prophétie divine entre pour quelque chose dans mon cauchemar.
Source : Gallica

Un horrible cauchemar politique (1888)

Je ne sais s'il y à quelque chose de vrai dans mon cauchemar. Tout ce que je puis assurer, c'est la réalité du cauchemar même. Il m'a tellement obsédé et bouleversé que, pour me réveiller, j'ai poussé un cri si terrible que mes domestiques effrayés sont accourus de différentes chambres assez éloignées de la mienne et qu'ils m'ont trouvé gisant presque sans connaissance sur le parquet de ma chambre, les membres palpitants et les yeux remplis de larmes. Ce cauchemar, le voici !
La Chambre des députés s'assemblait.
Source : Gallica

Un horrible cauchemar politique (1888)

En même temps que les murmures de cette rumeur parvenaient à mes oreilles, mes yeux virent arriver dehors la Chambre un landau dans lequel se trouvait le général Boulanger, ayant à sa droite Rochefort et à sa gauche Déroulède et suivi d'un tas de gueulards, criant Vive Boulange ! C'est Boulange qu'il nous faut! A bas Ferry ! Cette rumeur fut suivie d'un grand silence solennel. Je vis le général luimême s'avancer, comme un grand comédien faisant son entrée à la scène et surveillant ses pas, monter à la tribune, prendre une petite liasse de petits papiers et commencer une allocution...
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature