Résumé

Un mot aux électeurs des départements du Nord et du Pas-de-Calais… (1820)

Beaucoup d'hommes sages, alarmés des malheurs et du despotisme dont l'invasion de Napoléon leur semblait menacer la France, donnaient des regrets sincères à l'exil d'une famille qui promettait un gouvernement tranquille et libéral. Parce qu'ils avaient vu la classe des anciens privilégiés manifester les mêmes regrets, parce qu'ils les virent partager leur joie au retour de la dynastie désirée, ils les crurent aussi animés des mêmes sentimens pour l'intérêt public, et ils ne balancèrent pas à porter sur eux leurs suffrages.
Source : Gallica

Un mot aux électeurs des départements du Nord et du Pas-de-Calais… (1820)

Si donc le libéralisme l'emporte, comme son triomphe est dans les voeux de la majorité, il n'en pourra résulter que tranquillité et stabilité : tranquillité, en ce que les libéraux , confians dans leurs forces, pourront d'autant plus s'abandonner à des sentimens de modération, que leurs antagonistes sont moins nombreux et moins redoutables, et que ceux-ci, à leur tour, obligés d'abjurer des prétentions qu'ils n'auront plus l'espoir de réaliser, finiront par adopter franchement le gouvernement constitutionnel pour en partager aussi les avantages
Source : Gallica

Un mot aux électeurs des départements du Nord et du Pas-de-Calais… (1820)

Ces braves et loyaux citoyens, qui ne veulent que le repos, la justice, doivent apprendre qu'ils se compromettent pour une cause qui n'est pas la leur ; qu'ils perdent, dans cette fausse position, une bonne part de leur crédit et de leur force ; que loin d'aider à vaincre une faction qu'ils redoutent, ils se livrent eux-mêmes à celle qu'ils devraient redouter le plus.
Source : Gallica

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