Résumé

Victor Augier Lettre sur la révolution de 1815… (1815)

Mais on perd tout souvent par trop de précipitation. Si, au lieu de se démasquer presque tout à coup, les Bourbons avaient laissé calmer peu à peu l'enthousiasme des troupes pour Napoléon, s'ils n'avaient pas alarmé les propriétaires des biens nationaux, qu'il fallait rassurer pour les dépouiller plus aisément, s'ils avaient endormi ceux qu'ils voulaient punir ou subjuguer, peut-être serions-nous encore sous leur domination ; peut-être n'aurions-nous secoué le joug pendant vingt-cinq ans que pour le voir retomber plus pesant sur nos têtes
Source : Gallica

Victor Augier Lettre sur la révolution de 1815… (1815)

Faudrat-il en conclure que nous devons nous livrer sans réserve aux prétendus héritiers de leur trône? Le sang ment quelquefois, mon cher abbé. Voyez ces princes dont le chef se laissa conduire à l'échafaud plutôt que de coûter la vie à un Français ; voyez-les, après avoir lâchement abandonné leur capitale, parcourir les provinces pour les soulever, et mettre dans les mains de leurs aveugles partisans , des armes dont ils n'osent pas se servir eux-mêmes.
Source : Gallica

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