Résumé

Portrait de Victor Cousin Victor Cousin Journal des économistes

Mais que devient la société, demande M. Cousin, si, par une basse économie, les parents négligent de faire instruire, ou font mal instruire leurs enfants, et si les maîtres que les parents appellent n’ont eux-mêmes qu’une instruction médiocre et superficielle ? La société s’abaisse quand l’instruction publique s’abaisse. Voilà ce que Smith aurait mieux compris s’il avait su qu’une force morale préside à toute espèce de travail, et que c’est l’esprit qui gouverne la société et le monde.
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Or, cette puissance productive, cette force qui constitue l’homme, c’est l’esprit. L’esprit, voilà le principe du principe de Smith ; voilà la puissance dont le travail relève ; voilà le capital qui contient et produit tous les autres ; voilà le fonds permanent, la source primitive et inépuisable de toute valeur, de toute richesse.
Toutes les forces de la nature, comme toutes les forces physiques de l’homme, ne sont que des instruments de cette force éminente qui domine et emploie toutes les autres. Le théâtre de son exercice est l’espace, sa condition est le temps
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Dans l’économie politique, les conditions de la richesse sont partout hors de nous, dans la nature ; mais il faut que le travail de l’homme s’applique à ces données extérieures pour les mettre en valeur, et produire la richesse.
L’école de Quesnay a pris les conditions de la valeur pour le principe même de la valeur. Sans les choses elles-mêmes et particulièrement sans la terre, l’homme ne peut rien produire ; mais que sont pour l’homme les choses et la terre, indépendamment de l’homme, d’abord indépendamment de ses besoins, ensuite indépendamment de sa puissance productive ?
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