Résumé

L. de Lavergne Des Opinions extrêmes en économie politique

L’économie politique, pour être véritablement la science des intérêts, doit nous apprendre qu’on a plus de profit à modifier progressivement les institutions nationales qu’à les bouleverser d’un seul coup, même pour y substituer un régime meilleur en soi. Quiconque ne respecte pas le passé de son pays, tout en essayant de le changer dans ce qu’il a de défectueux, doit s’attendre à de terribles mécomptes, car ce passé résiste et se défend, et même quand il ne finit pas par être le plus fort, il impose à l’idée nouvelle de rudes épreuves.
Source : Wikisource

L. de Lavergne Des Opinions extrêmes en économie politique

Les affaires humaines ne sont pas assez simples pour qu’il suffise d’un principe unique, soit l’autorité sociale, soit la liberté individuelle, pour résoudre toutes les difficultés. L’homme n’est ni exclusivement porté au mal, comme l’affirment les écoles tyranniques, ni exclusivement porté au bien, comme aiment à le dire les optimistes ; il est un mélange de bien et de mal, où le bien domine en fin de compte, mais où le mal a des entraînemens redoutables. De là son droit à la liberté, mais dans les limites dont l’expérience démontre la nécessité.
Source : Wikisource

L. de Lavergne Des Opinions extrêmes en économie politique

Celui qui donne le mieux aux peuples l’ordre dans la liberté, deux élémens qui n’en font qu’un en réalité, car il n’y a pas de liberté sans ordre et d’ordre sans liberté. M. du Puynode démontre parfaitement l’erreur de ceux qui voient dans le despotisme un régime favorable à la production. Le despotisme n’a pas de plus grand ennemi que l’économie politique, elle lui arrache le masque trompeur dont il se pare. Le mot terrible de Montesquieu est toujours vrai : le despotisme attaque la richesse dans sa source, il coupe l’arbre pour cueillir le fruit.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature