Résumé

Portrait de Voltaire Voltaire DE LA MORT DE LOUIS XV, ET DE LA FATALITÉ…

Sa remarque fut négligée ; bientôt cette maladie se déclara, et le roi mourut.
Il est à croire qu’il n’avait eu, cinquante ans auparavant, qu’une petite vérole volante, qui n’est pas la petite vérole proprement dite : car le nombre des maladies qui affligent le genre humain est si énorme que nous manquons de termes pour les exprimer. Il en est des maux du corps comme de ceux de l’âme : point de langue qui peigne par la parole toutes ces tristes nuances. Mais il résulte de cet exemple que la petite vérole tue, et que l’inoculation sauve.
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Portrait de Voltaire Voltaire DE LA MORT DE LOUIS XV, ET DE LA FATALITÉ…

L’homme est libre ; c’est-à-dire l’homme peut faire ce qu’il veut, quand il en a la faculté ; mais il ne peut avoir la faculté de s’opposer aux décrets éternels du grand Être. Ce serait en effet s’y opposer, ce serait les anéantir, si on pouvait prolonger la vie, je ne dis pas d’un homme, mais d’une mouche, au delà de l’instant irrévocablement arrêté pour sa mort.
Donc en voulant, par l’insertion de la petite vérole, prolonger la vie d’un homme, non-seulement on tente une chose impossible, mais on se rend coupable envers la Providence éternelle.
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