Résumé

J. Austruy Origine de la vaccine

L’ouvrage de Jenner fut dès lors accueilli par des acclamations d’enthousiasme. Au reste, ses idées méritaient-elles une réception moins chaleureuse ? N’annonçaient-elles pas au monde savant une phase révolutionnaire de l’histoire de la vaccine ? Ne devaient-elles pas donner des bornes à la variole, au fléau dévastateur des populations ? L’espérance qu’elles faisaient concevoir ne valait-elle pas le crédit qu’on leur accordait ? La foi s’acquiert à l’égard des choses moins importantes, moins dignes d’intérêt : le malade, à son lit de mort, espère toujours le retour de la santé
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J. Austruy Origine de la vaccine

Finalement la vache et le cheval auraient tous deux le privilège d’engendrer la vaccine. C’est ce me semble, la leçon que nous donne l’observation, mais assurément, la vache a l’avantage d’une plus grande notoriété. En effet, malgré que la vaccine soit née de l’inoculation que j’ai citée, ce serait s’écarter de la vérité que d’inférer que la vache la reçoit toujours du cheval ; je crois au contraire qu’elle y naît spontanément comme sur son sol le plus naturel. Il y a trop d’exemples de cow-pox sur la vache, loin de toute fréquentation de chevaux, pour la dépouiller au profit d’un rival.
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J. Austruy Origine de la vaccine

Il suffit, en effet, d’avoir observé une seule fois l’affection répugnante que les vétérinaires français désignent sous le nom d’eaux-aux-jambes, affection caractérisée par l’épaississement de la peau, le développement à sa surface d’excroissances charnues et tubéreuses, d’ulcérations confluentes, avec hérissement des poils et écoulement abondant d’un liquide aqueux qui tombe à terre par gouttelettes, pour se refuser de croire à la possibilité de faire naître, en l’inoculant à la vache, des pustules vaccinales.
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