Charles de Bourdigné

Élements biographiques

Charles de Bourdigné Les Poètes du terroir

C’est pareillement un récit de tous les tours de souplesse, farces, espiègleries, et de faits pendables où l’esprit angevin exerce ce qu’il a de malicieux à l’excès. Héros imaginaire ou réel, Pierre Faifeu, au dire du Bibliophile Jacob, fut un écolier de l’Université d’Angers, comme François Villon était un écolier de l’Université de Paris, et le titre de maître que lui donne son historien permet de supposer qu’il avait été reçu maître es arts à Angers, de même que maître François l’était à Paris.
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Charles de Bourdigné La légende joyeuse ou Faitz & dictz joyeulx de Pierre Faifeu… (1883)

En ce disant, mon visage je tourne Devers Bon-Cueur; lors je vy en ung angle 195 Ung compagnon, ayant sa robe sangle, Qui bien lembloit avoir esté galland, Mais de primfault ne congneu tel allant.
Quant me apperçeut, son escabeau, ou chaefre, Il laissa là & me vint faire chère. 200 Je le congneu pour tant qu'il a fait feu A bien gaudir; c'eltoit Pierre Faifeu.
Pour m'accoler de bon cœur se rebrace Et voulentiers joyeusement m'embrace, Me suppliant, sans noise & sans riotte, 205 De bon vouloir, par amour patriotte, Sy rien on n'a de luy mis par escript, En rédiger je ne prengne despit.
Source : Gallica

Charles de Bourdigné La légende joyeuse ou Faitz & dictz joyeulx de Pierre Faifeu… (1883)

Ung Boullenger en la ville d'Angers, Ne craignit point à ce mettre ès dangers Ung jour qu'i fut prier sa Chambrière Faire cela, non obstant que eust en bière, 57 Ou en coufche, sa femme en sa maison, Et la fillette, où n'avoit grant raison, Mès simple estoit, le voullut bien souffrir Ce moyannant qu'il se voulluft offrir Que ce feroit par nom de mariage, 57 Quar elle avoit comprins en son couraige, Par ouyr dire à sa mère aultresfoys, Qu'en ce faisant on acquiert maintesfois Femme ou mary, dont elle fut contente.
Source : Gallica

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