Résumé

Charles de Bourdigné La légende joyeuse ou Faitz & dictz joyeulx de Pierre Faifeu… (1883)

En ce disant, mon visage je tourne Devers Bon-Cueur; lors je vy en ung angle 195 Ung compagnon, ayant sa robe sangle, Qui bien lembloit avoir esté galland, Mais de primfault ne congneu tel allant.
Quant me apperçeut, son escabeau, ou chaefre, Il laissa là & me vint faire chère. 200 Je le congneu pour tant qu'il a fait feu A bien gaudir; c'eltoit Pierre Faifeu.
Pour m'accoler de bon cœur se rebrace Et voulentiers joyeusement m'embrace, Me suppliant, sans noise & sans riotte, 205 De bon vouloir, par amour patriotte, Sy rien on n'a de luy mis par escript, En rédiger je ne prengne despit.
Source : Gallica

Charles de Bourdigné La légende joyeuse ou Faitz & dictz joyeulx de Pierre Faifeu… (1883)

Ung Boullenger en la ville d'Angers, Ne craignit point à ce mettre ès dangers Ung jour qu'i fut prier sa Chambrière Faire cela, non obstant que eust en bière, 57 Ou en coufche, sa femme en sa maison, Et la fillette, où n'avoit grant raison, Mès simple estoit, le voullut bien souffrir Ce moyannant qu'il se voulluft offrir Que ce feroit par nom de mariage, 57 Quar elle avoit comprins en son couraige, Par ouyr dire à sa mère aultresfoys, Qu'en ce faisant on acquiert maintesfois Femme ou mary, dont elle fut contente.
Source : Gallica

Charles de Bourdigné La légende joyeuse ou Faitz & dictz joyeulx de Pierre Faifeu… (1883)

Incontinent en son estude va, Où son meilleur habit il ne trouva; Lors a congnu, la fortune advenue, 22 Que c'est Faifeu qui baille tel' venue.
Tost chez luy va le pensant retrouver, Mais il n'est prest son habit recouvrer; Car des voytins nul n'y a qui l'accuse, Mais chascun d'eulx bien fermement l'exeuse. 22
Comme dessus icy est recité, Qui à l'Abbé grant dueil a incité, Car bien congnut telle enseigne estre vroye, Dont de douleur tout son esprit desvoye, Mais il crainct plus mocquerie en effect 2295 Que perte ou coust que Faifeu luy a fait
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature