Résumé

Nicolas de Troyes Le Grand parangon des nouvelles nouvelles (1869)

Comment, dit le cardinal, monsieur, est-ce chose si grande que vous dictes, qui nous adviendra, et que sera-ce à votre advis ? – Par ma foy, monseigneur, dit le cordelier au cardinal, je vous assure pour toute vérité, que dedans quinze jours d'icy le pape sera mort. – Nostre dame ! dit le cardinal, est-il bien possible – Je vous asseure, dit le cordelier, qu'il est vérité. Le lendemain matin ledit cardinal va
compter aux autres cardinaux comment le cordelier avoit déterminé de la mort du pape, et que sans faulte il disoit qu'il devoit morir.
Source : Gallica

Nicolas de Troyes Le Grand parangon des nouvelles nouvelles (1869)

Je ne sçay pourquoy, si non pour ce que tu sçays que je l'ayme et que je le tiens pour mon fils. Certes, je regarde d'autre maniere pour ton proffit, car jusque à tes voisines me resjouissent le cueur toutes les fois que je les voy seulement de scavoir qu'elles parlent à toy. – Certes, dit Alison, mère tu ne vis pas trompée. Dit Célestine : Je ne sçay, je croy aux oeuvres, car les paroles se vendent à bon marché en toutes parts. L'amour ne peut jamais estre payé si non par amour, et les oeuvres avec les oeuvres.
Source : Gallica

Nicolas de Troyes Le Grand parangon des nouvelles nouvelles (1869)

Je ne veux en ce monde si non ma vie et part en paradis, combien que les riches ayent meilleur appareil pour gaingner la gloire que ceux qui sont pouvres, il n'y a nul content, il n'y a nul qui die : J'en ay assez ; il n'y a nul de eux avec lequel je changeasse mon plaisir pour son argent. Lessons les soucis d'autruy et nous couchons, car il est heure ; plus me engraisse ung bon dormir sans crainte que tout le tresor de Venise.
Source : Gallica

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