Résumé

La guerre des paysans en Dauphiné… (1877)

Enfin, la bourgeoisie de Romans, injuriée et menacée chaque jour, complote la ruine de ses adversaires. A l'occasion des réjouissances du carnaval, elle s'arme, s'organise, fait assassiner par surprise ou chasser hors de la ville les principaux chefs des ligues. Aussitôt Maugiron leur envoie des troupes -, le parlement se transporte à Romans; les prisons se remplissent, et les séditieux de Romans, de Valence et de Vienne sont pendus en grand nombre. Le contre-coup de ces événements se fait immédiatement sentir dans le pays tout entier. La noblesse reprend courage et court sus aux paysans.
Source : Gallica

La guerre des paysans en Dauphiné… (1877)

Eut-elle tort de s'effrayer ou bien se sentait-elle sérieusement menacée; le mouvement avait-il déjà pris les allures d'une guerre sociale ; la bourgeoisie avait-elle perdu son autorité et se sentait-elle débordée, ou bien eût-elle pu en conservant la direction du mouvement lui maintenir son caractère purement défensif? Nous l'ignorons; seulement, nous affirmons que l'abstention de la bourgeoisie eut les plus funestes résultats : elle permit à des hommes sans valeur et sans aveu, à de vulgaires intrigants d'accaparer le mouvement en flattant les mauvaises passions des masses populaires 2.
Source : Gallica

La guerre des paysans en Dauphiné… (1877)

Au son du tocsin et de cornets faits sur le modèle de ceux dont les Suisses usaient dans les combats, ils courent sus aux gens de guerre, de quelque parti qu'ils soient, chassent les garnisons, refusent vivres et passage aux troupes armées, les harcèlent et s'emparent des châteaux. Ces mouvements avaient d'abord pris naissance dans la baronnie de Clérieu; bientôt le Valentinois et la Valloire y participent; les villes de Valence et de Romans embrassent le parti des ligues.
Source : Gallica

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