Garabed Toursarkisian

Élements biographiques

Portrait de Garabed Toursarkisian Garabed Toursarkisian Zeïtoun

Yayidj-Oghlou, Murtaza-Agha, Sullu-Agha, Hadji-Effendi et Youssouf-Tchavouche.
Ils s’étaient tous rangés derrière des barricades, à une heure de distance d’Androun, devant la forteresse d’Azdi, à l’entrée de la plaine et ils attendirent impatiemment l’arrivée des Arméniens. Ils avaient d’abord voulu égorger un à un tous les prisonniers de la ville ; mais le gouverneur, de peur que les soldats ne soient lassés par ce massacre, leur avait dit : « Ceux-là sont toujours à notre disposition ; nous pouvons les égorger quand nous voudrons ; tâchons d’abord d’écraser les insurgés. »
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Portrait de Garabed Toursarkisian Garabed Toursarkisian Zeïtoun

Le peuple, surexcité, s’était déjà soulevé et avait assiégé le Palais du gouvernement.
Notre bande allait en grossissant ; les Alabachiotes avaient communiqué partout la nouvelle de l’insurrection. De tous côtés arrivèrent des paysans armés en grand nombre ; parmi tous se distinguait la bande conduite par le vartabed Bartholoméos de Fournous ; celui-ci portait une croix sur la poitrine et un grand sabre dans la main droite : « N’ayez pas peur, mes enfants, s’écria-t-il, grande est la puissance de la Croix et de l’épée. »
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Portrait de Garabed Toursarkisian Garabed Toursarkisian Zeïtoun

Le mardi 19 novembre, vers le soir, Ali-Bey commence à assiéger la plaine de Gaban de toutes parts : il envoie un homme à Abah pour lui dire qu’il sera massacré avec ses amis, s’ils ne se rendent pas. Notre vaillant camarade répond froidement à l’envoyé : « Va dire à ton maître que je suis prêt à résister. »
Sur cette fière réponse, une bande de cavaliers circassiens s’avancent jusqu’au pied du village, et veulent emporter les bestiaux des habitants ; quelques cavaliers arméniens se battent avec eux, en tuent quelques-uns et repoussent les autres.
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