Gaston Phœbus, comte de Foix

Élements biographiques

Gaston Phœbus, comte de Foix Le Livre des oraisons

Les générations faites à votre image sont infirmes certes et mortelles ; mais dans tout état n’éprouvent-elles pas, un jour, votre miséricorde et votre amitié ? — Et moi, malheureux, je serais le seul en qui votre miséricorde se serait épuisée. — Non... parce que, dans mon indignité, je supplie tous ceux qui sont en votre grâce qu’ils daignent se faire solliciteurs pour moi pécheur. Et vous, miséricordieux Seigneur, qu’il vous plaise incliner vos douces oreilles à leurs prières et aux miennes : accordez-moi de faire des œuvres qui vous plaisent et conservez-moi dans la ferme confiance en vous.
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Gaston Phœbus, comte de Foix Le Livre des oraisons

Adonaï, Seigneur Dieu tout-puissant, qui, d’une seule de vos paroles, avez fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils renferment ; qui avez sauvé du déluge des eaux Noë votre serviteur, tandis que votre colère se déchainait contre l’univers à cause de ses péchés ; qui avez sauvé votre peuple d’Israël, de la main de Pharaon, roi d’Égypte, par Moyse votre serviteur ; qui humiliez les superbes et élevez les humbles ; qui ne manquez pas à qui espère en vous ; dont la grande miséricorde est sans borne envers toutes vos créatures
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Gaston Phœbus, comte de Foix Le Livre des oraisons

Mais celui que les hasards de la vie ont exilé loin du ciel de Pau, ressent bien plus vivement l’amour de la patrie béarnaise. Tout ce qui se rapporte à elle l’intéresse très particulièrement.
Les philologues, moins nombreux, aimeront à voir comment après Joinville, au temps de Froissart, un étranger, prince montagnard, écrit la langue française. L’idiome béarnais était la langue naturelle de Gaston-Phébus. Celui-ci nous révèle pourquoi de préférence il use de la langue de France : « Ma langue, écrit-il, n’est pas si bien dite et parle français comme mon propre langage » [3] .
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