Jean-Étienne Balguerie-Stuttenberg

Élements biographiques

Jean-Étienne Balguerie-Stuttenberg Lettre de M. Balguerie-Stuttenberg… (1821)

Les Américains sont devenus une puissance maritime de premier rang ; ils sont le peuple le plus commerçant de l'univers, quoiqu'ils ne possèdent que le continent des Etats-Unis, et qu'ils n'aient aucune colonie. On les trouve partout, comme chez eux tous les produits du monde.
Leur population, comme leur consommation, a augmenté d'une manière tout-à-fait remarquable , et qui est loin d'être à son terme. Tous nos produits y sont aimés et estimés, et c'est aujourd'hui à plus de 50 millions qu'il faut évaluer nos exportations pour ce vaste continent.
Source : Gallica

Jean-Étienne Balguerie-Stuttenberg Lettre de M. Balguerie-Stuttenberg… (1821)

Mais que seroit pour notre commerce, pour celui de tous les pavillons, la consommation de cette île et de celle de Bourbon, si un transit immense ne s'y étoit établi, si le foible droit imposé sur les marchandises qui s'y débarquent ne leur permettoit pas d'aller partout, d'être là à la disposition de tous les ports de l'Inde, d'y recevoir en échange tous les produits ? Car c'est toujours à échanger que doit tendre le commerce des nations. Heureuses celles qui pourrônt attirer beaucoup de ces échanges dans leurs ports ! Bien certainement celles-là prospéreront.
Source : Gallica

Jean-Étienne Balguerie-Stuttenberg Lettre de M. Balguerie-Stuttenberg… (1821)

Mais en attendant, les colons souffrent et se plaignent ; les négocians et armateurs français qui ont établi leurs relations avec ces colonies, succombent sous le poids de leur perte ; et , loin de trouver en France, comme dans nos Antillés, cette prospérité que la reprise de nos relations avec elles sembloit présager, on n'y voit qu'un abîme où vont s'engloutir les fortunes de la plupart de ceux qui veulent se livrer à de pareilles relations.
Source : Gallica

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