L.-Théodore Guillain

Élements biographiques

L.-Théodore Guillain Morte à trente-quatre ans ! (1871)

Le drapeau d'Amérique ondoie à l'horizon.
Pour nous qui de la mer négligeons l'industrie ; Qui n'aimons pour nos âmes vagues Que le murmure de ses vagues Et de ses flots errans la molle poésie ; Qui ne suivons des yeux ses immenses vaisseaux, Que pour rêver sur le rivage, Et contempler le long sillage Qu'ils filent en rubans sur le sein de ses eaux ;
Pour nous qui ne voulons entendre la tempête, Et voir l'océan en fureur, Que pour nous émouvoir le cœur, Et de la terre au Ciel nous élever la tête
Source : Gallica

L.-Théodore Guillain Morte à trente-quatre ans ! (1871)

Dont le ciel est le dôme et le monde la vase ;
Et dont l'irrésistible et saisissant appas, Qu'il fût le calme, ou bien l'orage, Vous fixait tous deux à la plage, Et de l'aube au couchant y retenait vos pas.
Ah! ne trouvez-vous point que de vos jeunes âmes Ce spectacle étend l'horizon, Et vous ouvre un vaste sillon Abondamment semé de grandeurs et de flammes?
Ainsi le grand Duquesne, intrépide marin, A qui Dieppe donna la vie, Vit s'épanouir son génie, Et comme un flot monter son immortel destin.
Source : Gallica

L.-Théodore Guillain Morte à trente-quatre ans ! (1871)

Le soleil sourit au matin ; Les fleurs embaument le chemin ; De la brise des mers douces sont les caresses.
Franchissons les rochers que délaisse le flux, Gravissons les hautes falaises ; Et sous l'ombrage des mélèzes Endormons-nous aux voix lointaines du reflux.
Que m'apportent ces voix ? Est-ce, après un orage , L'appel de quelques naufragés Par leurs Patrons mal prouvés, Dont les cadavres froids arrivent à la plage?
Ou bien est-ce le chant du marin au retour, Qu'attend sa blonde fiancée, Dont l'âme sur les flots bercée, Pour éclairer le port, jette un rayon d'amour?.
Source : Gallica

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