Résumé

A MM. les membres de la chambre des députés

La gloire de l'empereur est trop chère à sa famille, et elle aime trop son propre honneur pour descendre au rôle de factieux; jamais elle ne consentira à déchirer par la guerre civile le sol de la patrie. Cette famille a reçu en héritage de son chef assez de cet amour pour la France qui l'animait, pour se courber quand elle proclame son choix.
Les raisons qui s'opposent au rappel de la famille impériale ne sont tirées que de la crainte que sa présence en France ne donnât lieu à des espérances et à des agitations de parti.
Source : Gallica

A MM. les membres de la chambre des députés

Plutôt que de déchirer la France par des dissensions, l'empereur abdiqua. Ses frères ont mis leur honneur à l'imiter dans son auguste abnégation, et ils y persévèrent. Comment peut-on raisonnablement penser que des hommes qui ont régné, des hommes entourés de l'auréole impériale, consentent à jouer le rôle d'aventuriers?
Y a-t-il en France un parti de bonapartistes? Les serviteurs de Napoléon sont presque tous vieux aujourd'hui, et les principaux d'entre eux occupent de hautes positions qui les éloignent des goûts de changement et de révolution.
Source : Gallica

A MM. les membres de la chambre des députés

« Je donnerai l'appui de mon vote à la proposition de mon ami M. Dubois, quoique je ne la trouve pas assez large, et que je pense, comme M. Baude, que la famille de l'empereur ne voudra pas rentrer en France. Si j'avais un conseil à lui donner, c'est celui-là que je lui enverrais; mais la loi de proscription contre la famille de Napoléon n'affecte pas seulement la famille de l'empereur, cette loi affecte l'honneur et la dignité de la France. »
Source : Gallica

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