Résumé

A mon fils, sur ma conduite politique… (1816)

“ Je dis ma conduite, car malheur à l'homme public dont les actions ne sont pas en harmonie avec les discours ! Malheur à l'homme public qui subordonne les grandes vues de l'intérêt général aux vues étroites de l'intérêt privé ! Je n'avais point à craindre cet écueil lorsque dans l'intérêt de l'Etat et dans celui du droit sacré de la propriété, je votai le rétablissement des rentes. ”
Source : Gallica

A mon fils, sur ma conduite politique… (1816)

“ CONDUITE POLITIQUE.
MON fils, le premier, le plus durable effet des révolutions, est de déplacer les hommes; ce déplacement blesse les amours - propres, provoque les ambitions , irrite l'envie.
Celui qui, au sein de la tourmente, fut appelle à manoeuvrer le vaisseau de l'État, est rarement bien jugé par ses contemporains; le tems seul qui ramène le calme, rétablit la vérité.
J'ai eu le malheur, mon fils, de remplir, durant le cours de la révolution qui finit, d'importantes fonctions.
”
Source : Gallica

A mon fils, sur ma conduite politique… (1816)

“ Ils ne feront pas oublier que j'eus l'honneur: de présider long-tems le seul corps de l'État où ait été organisé, dès le principe, un vigoureux système d'opposition et de résistance aux entreprises de Buonaparte, le seul corps de l'Etat qui n'ait pas attendu les désastres de Moscou et la défaite de Leipsick pour s'élever contre les envahissemens du dispotisme. ”
Source : Gallica

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