Résumé

Alexandre-Henri Tessier Avis aux cultivateurs, sur la culture du tabac en France… (1791)

L'époque où on découvre à chaque plante de Tabac un noeud qui est le principe de la fleur , est celui où il faut l'ététer. Avec les doigts on en pince & on en ôte le sommet, de manière qu'il ne reste que 12 à 14 feuilles. La plante se trouve réduite à la hauteur de deux pieds. Cet étêtement détermine la pousse de différens bourgeons aux aisselles des feuilles. On doit les arracher autant de fois qu'il en pousse, afin de concentrer la sève dans les feuilles, qui sont l'objet principal de la culture.
Pour avoir de la graine, on laisse dans le champ
quelques pieds sans les étêter.
Source : Gallica

Alexandre-Henri Tessier Avis aux cultivateurs, sur la culture du tabac en France… (1791)

Les feuilles de Tabac s'enfilent avec de la ficelle ou du gros fil, pour être suspendues à des perches, ou bien on les perce & on les passe dans de petites gaules rondes, de bois d'aulne ou de faule , de 5 à 6 pieds de longueur & d'un pouce d'épaisseur. On fait ensorte que les nerfs d'une feuille ne touchent pas ceux d'une autre. Les petites gaules se posent sur des pièces de bois, les unes au-dessus des autres , ou sous un hangard ou dans un grenier sec , qui ait des ouvertures de tous côtés, afin que le vent puisse dessécher le Tabac.
Source : Gallica

Alexandre-Henri Tessier Avis aux cultivateurs, sur la culture du tabac en France… (1791)

La pépinière doit être une couche à fumier pour les pays où le Printems est froid , & seulement une planche de terre de jardin pour les pays où le commencement de cette saison est doux.
Les Cultivateurs peuvent consulter des Jardiniers sur la manière de faire une couche, & sur les degrés de chaleur qu'elle doit avoir pour y semer la graine de Tabac. On emploie communément du fumier de cheval qui ne soit pas consommé , à son défaut, c'est du fumier de vache, moins bon. On en rassemble à proportion de ce qu'on a de graine à semer.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature