Résumé

Baillot de Saint-Martin L'art du fabricant de tabacs , par M. B. de St-Martin… (1807)

Le tabac de Virginie se vend par boucauds ou futailles; on déduit la tare de la futaille, & l'on donne huit pour cent pour les côtes, un pour cent pour bon poids , & autant pour le prompt paiement.
Il faut encore bien savoir distinguer si le tabac est vieux ou nouveau ; cela se sent au goût qui n'est pas formé.
Le tabac vieux se connoît par les petites taches blanches qui s'y forment de vétusté. Il a un goût fait, tandis que le nouveau ne sent que le verd. Le haut goût est toujours vieux, parce qu'il ne s'acquiert qu'en vieillissant.
Source : Gallica

Baillot de Saint-Martin L'art du fabricant de tabacs , par M. B. de St-Martin… (1807)

Dans certains pays, comme dans les départements du Mont-Tonnère, de la Sarre, des Haut ôz Bas-Rhin, la Mozelle, la Meurthe, les Vosges, la Haute-Marne, la Meuse, les Forêts, les Ardennes, la Cote-d'Or de la Suisse, on préfère les feuilles d' Alsace à celles de Flandre; cependant si le tabac Virginie a le goût vineux, il ne faudra pas employer l'Alsace qui l'a déja, le tabac n'auroit pas un bon goût. Un tabac fait avec le mélange que je viens d'indiquer, passera partout, s'il est bien fabriqué , pour première qualité marchande.
Source : Gallica

Baillot de Saint-Martin L'art du fabricant de tabacs , par M. B. de St-Martin… (1807)

Il est très-essentiel de connoître le vrai degré d'humectation qu'exigent les feuilles; les grasses ne demandent pas à être humectées autant que les maigres. :' Il vaut mieux que le tabac soit moins humecté que trop, parce qu'on peut suppléer au défaut, & qu'il n'est pas possible d'ôter le trop de sirop : il y a cependant moyen d'y remédier, c'est celui d'ajouter plus de feuilles ou plus de tabac.
Source : Gallica

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