Résumé

Portrait de André Beaunier André Beaunier Revue littéraire - Chroniques de la guerre

Par les sentiers de ses illusions et à travers quelques déceptions, la France allait à la victoire : Polybe avait raison de lui montrer la victoire, de loin et au-delà des chemins de traverse.
Le 30 août 1914 — et l’on se souvient de ces jours ! — Polybe écrivait : « Quiconque, imposant silence aux angoisses de son cœur, sait regarder devant soi d’un œil clair, sent croître en lui la certitude toujours plus forte de la victoire finale... L’ennemi est perdu ! »
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Portrait de André Beaunier André Beaunier Revue littéraire - Chroniques de la guerre

C’est le chemin salutaire, l’unique chemin de la sagesse ; et la patrie, devenue sage, est sur le chemin du salut. Les stances de la consolation personnelle s’agrandissent ; elles sont un hymne pour accompagner la patrie dans la tribulation qui la conduit à : ses fins augustes. Cette chronique de la guerre, c’est une poésie ardente, encourageante.
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Portrait de André Beaunier André Beaunier Revue littéraire - Chroniques de la guerre

« Puisqu’il faut attendre encore et endurer le tourment de l’interminable bataille... » 30 septembre : « Je voudrais parler de la bataille. Je ne le peux pas... Attendons. » 4 octobre : « Il faut être sage, contenir à deux mains son cœur... » Depuis des semaines, il comprimait son cœur, il enfermait son cœur sous la triple cuirasse des bons raisonnemens, de la foi volontaire et de la patience, plus pareille à un cilice qu’à une cuirasse ; et, la nuit du 4 octobre, son cœur s’est rompu, de battre avec une telle violence, de battre pour toute la France, trop fort, dans une seule poitrine.
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