Résumé

Anne-Marie ou l'amour de Dieu (1868)

Dans son empressement à chercher les moyens de devenir de plus en plus agréable à Dieu, elle conçut le dessein de se consacrer à lui sans partage, et voulant s'accoutumer de bonne heure au genre de vie qu'elle comptait embrasser, sa ferveur la portait, malgré la faiblesse de son tempérament, à solliciter comme une
grâce la liberté de se lever la nuit avec les religieuses : tout en réprimant l'indiscrétion du zèle, elles étaient enchantées de ces dispositions ; et les jeunes pensionnaires qui se sentaient du penchant pour la vertu en retirèrent de précieux avantages.
Source : Gallica

Anne-Marie ou l'amour de Dieu (1868)

Anne-Marie portait avec joie le jong du Seigneur, avait une dédévotion toujours aimable. Quand elle rencontrait de ses personnes qui, ne connaissant point les attraits de la piété, lui marquaient de la surprise sur son enjouement, en lui disant qu'elle était bien gaie pour une fiïle dévote, elle prenait, dans la crainte de scandaliser les faibles, un air un peu plus sérieux, et répondait doucement que la verlu n'est point
trisle, qu'on ne peut être mécontent au service de Dieu , qui est un si -bon maître.
Source : Gallica

Anne-Marie ou l'amour de Dieu (1868)

Elle vient en tremblant, et n'a pas plutôt jeté les yeux sur Anne-Marie, qu'à l'instant se retracent à sa mémoire et ses caresses, et ses exhortations, et ses exemples. Elle sent à la fois et un regret accablant de n'avoir point
encore éprouvé tant de grâces, et une douleur aiguë par le pressentiment qu'elle va tout perdre : elle ne peut résister à cette idée, et pousse comme involontairement un grand cri
Source : Gallica

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