Michel Cornudet

Résumé

Michel Cornudet Le vicomte Armand de Melun (1877)

A ces grandes qualités de son cœur et de son esprit, le vicomte de Melun en ajoutait une dernière, celle à laquelle il tenait le plus sans doute,
la modestie. Mme Swetchine lui citait, dans une de ses lettres, la devise du théosophe Saint Martin : « Le bruit ne fait pas de bien, et le bien ne fait pas de bruit. » Ce fut bien la devise d'Armand de Melun : il ne faisait pas de bruit, aussi a-t-il fait beaucoup de bien. Et on ne tardera pas à voir quel vide laisse derrière lui, dans tant de bonnes œuvres, cet homme si doux, si calme, si ennemi de toute parade.
Source : Gallica

Michel Cornudet Le vicomte Armand de Melun (1877)

Secourir de pareilles misères est chose des plus délicates, et le discernement n'y est pas moins nécessaire que la charité. M. de Melun, qui fut durant de longues années le secrétaire de l'œuvre, avouait humblement qu' « il paya assez cher plus d'une leçon ». Mais ses rapports prouvent avec quel tact et quel dévouement il s'acquittait de ses charitables fonctions.
La charité active ne suffisait pas à Armand de Melun. La réconciliation de l'Église et du peuple, but sublime qu'il avait entrevu dès sa jeliness
que son âge mûr poursuivait, lui paraissait exiger davantage.
Source : Gallica

Michel Cornudet Le vicomte Armand de Melun (1877)

Entre la foi religieuse et la charité des bonnes
œuvres, qui, sous l'impulsion de la foi, révèle toute la bonté du cœur, entre ces deux puissances d'une trinité sainte aussi, il y a un élément auquel il faut faire place, un élément qui n'est ni la foi raisonnée, ni la charité extérieure, mais le foyer des deux autres, leur source, leur mobile et leur récompense; c'est la piété, qui rend Dieu sensible au cœur et concentre en elle-même son immense amour.
Source : Gallica

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