Résumé

Arthur Lamy Chez un garçon, scène bouffe à 2 voix… (1862)

« Mon cher ami, au moment de partir pour le Havre, où m'appelle une affaire importante, j'ai appris que tu allais t'unir à mademoiselle Isabelle Duprunier. Mon pauvre ami! l'amitié que j'ai pour toi me fait un devoir de t'éclairer sur sa position. » (S'interrompant.) Hein? « Sache donc que cette demoiselle entretient des relations très-avancées avec ton neveu Frédéric. Si elle t'épouse, ce n'est que pour ton argent; et sois sûr qu'elle te fera porter. »
Source : Gallica

Arthur Lamy Chez un garçon, scène bouffe à 2 voix… (1862)

Mais monsieur Ledoux, en voilà un qui n'a eu que la peine de naître pour ramasser les vingt-deux mille francs de rente que son père avait gagnés en donnant, pendant vingt-deux ans, des dîners à vingt-deux sous; c'est comme ça. Tandis que moi, Florine Ravachon, jeune fille vaccinée, possédant un physique assez. et quelques talents d'agrément, je suis réduite à l'état de cuisinière. ou plutôt de gouvernante, chez M. Ledoux. un garçon !
Gouvernante d'un garçon, Quelle triste position !
Ce métier que l'on croit si bon N'est en vérité qu'un guignon.
Source : Gallica

Arthur Lamy Chez un garçon, scène bouffe à 2 voix… (1862)

Oh! une cuisinière. avec des grosses mains rouges. (Il regarde la main qu'il tient toujours.) Oh ! la jolie petite menotte. (Il l'embrasse.) FLORINE.
Monsieur.
LEDOUX.
Mais des épaules noires. (Il regarde.) Oh! du satin (il l'embrasse) , un lait virginal!
FLORINE, se défendant.
Monsieur, monsieur.
LEDOUX.
Un visage ravissant! (Comme frappé d'une idée subite, il s'éloigne précipitamment, se frappe le front et s'écrie : ) Pourquoi pas?
FLORINE.
Mais, monsieur, qu'avez-vous donc? vous paraissez tout ému.
LEDOUX.
J'ai que je veux aplatir mon neveu, que je veux me venger de la Duprunier
Source : Gallica

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