Résumé

Audiger Mémoires d'Audiger, limonadier à Paris… (1869)

Je dirai donc que, si les maîtres et maistresses, tant grands que petits Seigneurs, ou autres de plus mediocre état, veulent que leurs gens aient de l'amour et de l'affection pour eux, il faut qu'ils les traittent avec douceur et bénignité, qu'ils ne se mettent point sur le pied de les chasser d'abord ou traitter trop rigoureusement pour des bagatelles, et qu'ils les payent et récompensent bien suivant les conventions faites avec eux, ou à proportion de leurs bons et longs services.
Source : Gallica

Audiger Mémoires d'Audiger, limonadier à Paris… (1869)

Je ne dis pourtant que, par un excès de .bonté et de douceur, des maîtres et maîtresses oublient à se faire rendre le respect qui leur est deub, et qu'ils leur
souffrent rien qui ne se puisse souffrir : tant s'en faut, et il est de leur devoir de leur montrer partout ce qu'ils sont, et que, s'ils en tolerent quelquefois des bagatelles, ils n'entendent pas en agir de mesme dans les choses de plus grande conséquence et qui marque en eux quelque noirceur d'ame ou quelque mépris pour ce qu'ils doivent reverer.
Source : Gallica

Audiger Mémoires d'Audiger, limonadier à Paris… (1869)

J'y fus, et cet homme voyant le billet dont j'estois ainsi porteur de la part de Monsieur Colbert, écrivit à Monsieur de Riantz, Procureur du Roy, qu'il eust à me recevoir et à me faire donner mes Lettres, attendu que j'avois payé, ce qui pourtant n'estoit pas vray, car jamais je n'en ay rien donré; et c'est tout
ce que j'ay eu pour mon Privilege.
Source : Gallica

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