Résumé

Auguste Dubois Les Plus-values foncières dans les villes (1903)

Que l'existence de plus-values foncières qui ne sont pas dues au travail soit en elle-même injuste, c'est ce que nous ne chercherons pas à nier. La plus-value est le résultat d'une heureuse chance. Mais il est inévitable que la chance joue un certain rôle dans les affaires humaines. Il est injuste que l'un naisse plein de vigueur et de santé, l'autre maladif et condamné à une mort prématurée ; il est injuste que l'un soit doué d'intelligence et de lalent et que l'autre soit un faible d'esprit, mais qu'y faire ?
Source : Gallica

Auguste Dubois Les Plus-values foncières dans les villes (1903)

Le percement d'une rue construite aux frais de tous va de même causer l'enrichissement de quelques propriétaires !
Non seulement ce résultat est en lui-même injuste ; non seulement il est immoral qu'un petit nombre d'individus s'enrichissent dans loisiveté, il y a pis. Leur fortune est faite de la misère du plus grand nombre ; la plus-value foncière se traduira par une augmentation constante des loyers qui causera des souffrances particulièrement vives parmi la classe ouvrière. Dans le budget du travailleur, le logement est l'une des plus lourdes charges auxquelles il doive faire face
Source : Gallica

Auguste Dubois Les Plus-values foncières dans les villes (1903)

Nous ne soutiendrons pas que, toujours et dans tous les cas, le propriétaire emploie sa propriété à l'usage qui serait socialement le plus productif. Mais nous pensons que si la société éprouve quelques pertes par suite du droit absolu conféré au propriétaire, ces pertes sont tout à fait négligeables en comparaison des avantages que lui procure l'institution de la propriété, laquelle est le plus puissant stimulant au travail et à la production que l'on ait encore imaginé jusqu'ici.
Source : Gallica

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