Auteur : Théorodre de Wyzewa, Revue des Deux Mondes
“ Deux traits, surtout, ressortent de ces chroniques, formant pour ainsi dire le fond séculaire de l’âme siennoise : une gaité et une piété toutes deux constantes, imperturbables, et du reste intimement associées l’une à l’autre. Imprévoyans et vains, querelleurs, batailleurs, aussi prompts à se réconcilier qu’à se brouiller de nouveau, les Siennois n’ont jamais cessé de rire et de s’amuser. La Fonte Gaja, la « gaie fontaine, » le chef-d’œuvre de leur art, est en même temps le symbole de leur vie morale. Ces hommes ingouvernables, ces « anarchistes » du moyen âge, ont toujours été gais. ”
