Résumé

L. Simonin Les Anciens Banquiers florentins…

Néanmoins le fait le plus saisissant qui ressortira de cette étude, c’est que les grandes choses se font surtout par la liberté, et qu’un état n’est fort qu’autant que les citoyens s’intéressent à la chose publique. Nous verrons Florence tomber et son commerce disparaître le jour où, ne cherchant plus qu’à jouir de ses richesses, elle remettra ses destinées aux mains d’un seul homme, sorti lui-même de ces grandes familles de marchands qui au moyen âge portèrent jusqu’aux confins du monde le renom de la république florentine.
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L. Simonin Les Anciens Banquiers florentins…

Le commerce des laines, des draps, des soieries, joint à l’industrie du change, et s’étayant des principes d’une sévère économie, avait singulièrement enrichi les banquiers florentins, qui soutenaient de leur crédit les divers états de l’Europe. C’étaient à la fois, comme on l’a dit depuis de quelques-uns de leurs plus illustres successeurs, les rois des banquiers et les banquiers des rois. Villani appelle lui-même les Bardi et les Peruzzi « les colonnes du commerce de la chrétienté. »
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L. Simonin Les Anciens Banquiers florentins…

Les mœurs ont toujours conservé à Florence quelque chose de la simplicité antique. Le Florentin est naturellement sobre, économe. Il a gardé dans sa vie privée, demeurée modeste, quelques-unes des qualités de ses pères. Le peuple s’amuse sans désordre et ne trouble guère par l’ivresse la joie des fêtes publiques. Il donne tout au plaisir des yeux et de l’esprit, très peu au plaisir brutal ; il aime mieux le théâtre que la table, et les longues promenades au grand air que les stations au cabaret.
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