Résumé

J. Ferrari L’Aristocratie italienne

Après les condottieri, l’Italie entre dans une ère étrange de décadence politique et d’énergie intellectuelle. Jamais le contraste des individus et de la nation n’a été plus frappant. C’est au moment où l’Italie est attaquée, envahie, asservie, qu’elle voit naître Léon X, Machiavel et Michel-Ange. A chaque défaite, elle enfante un chef-d’œuvre ; les désastres se succèdent, et les grands hommes se multiplient. Préciser le rôle qu’a joué l’aristocratie durant ces trois périodes, c’est le plus sûr moyen de découvrir les causes qui ont empêché la formation de l’unité italienne.
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J. Ferrari L’Aristocratie italienne

Comment réclamer l’unité, l’indépendance, au nom de l’absolutisme d’un prince, sans empiéter aussitôt sur le droit divin d’un pape ou d’un roi, sans accepter par là même le rôle impossible de conquérant, de révolutionnaire sans principes ? Seule, l’idée constitutionnelle peut, même dans le cercle des intérêts actuels, développer, en étendant son influence, les germes d’une condition meilleure, seule, elle peut hâter le jour où l’unité, dans la sphère politique comme dans celles des intérêts matériels, ne sera plus un vain rêve pour l’Italie.
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J. Ferrari L’Aristocratie italienne

Quel pays a poussé plus loin l’activité politique ? Où a-t-on vu surgir plus d’états, se produire plus d’idées en moins de temps ? Mais ce qui est surtout frappant, c’est le triomphe de l’individu sur la nation, c’est le nombre d’hommes supérieurs qui s’élèvent du sein de ces masses si désorganisées, si asservies, et divisées par tant d’intérêts. Nulle terre n’a été plus féconde en individualités glorieuses, nulle aussi n’a semblé plus contraire à l’établissement de nationalités durables, à toutes les tentatives qui avaient pour but l’indépendance et l’unité politiques.
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