Résumé

Aux électeurs habitants des campagnes (1824)

Vous qui ne devez qu'aux institutions nouvelles la considération et les droits dont vous jouissez aujourd'hui dans la société, n'ayez pas l'imprudence de remettre la défense de nos intérêts à des hommes qui détestent ces institutions d'égalité et qui, par les préjugés de leur naissance et de leur éducation, seraient portés à sacrifier les libertés dont nous jouissons pour rétablir leurs privilèges. Le baron, le marquis, l'ancien seigneur, l'émigré ou le fils d'émigré, tous ont des intérêts et des voeux contraires à nos intérêts et à nos voeux.
Source : Gallica

Aux électeurs habitants des campagnes (1824)

Aujourd'hui, plus de tribunal où le magistrat soit en même temps juge et partie; plus de tribunal où le paysan soit sans défense contre son seigneur ; plus de privilèges, plus de seigneurs; loi égale pour tous, magistrats indépendants, voilà ce que proclame la Charte : bénissons ses bienfaits.
Électeurs des campagnes, qui pouvez par le choix de vos mandataires concourir si efficacement à maintenir ce qui est, et à prévenir le retour des anciens abus, rappelez-vous quel était pour nous cet ancien régime , source impure de tant de préjugés injustes et de tant de privilèges odieux.
Source : Gallica

Aux électeurs habitants des campagnes (1824)

En toutes choses, l'expérience est la meilleure école. Fils de cultivateur , cultivateur moi-même, c'est avec mes souvenirs que j'apprécie les intérêts présents de nos communes rurales, et que je juge ce qui nous est promis pour l'avenir. J'ai vu les temps d'autrefois : j'ai vécu long-temps sous cet ancien régime, qu'on ne peut louer à moins d'être dupe, ou de vouloir en faire.
J'ai appris à le connaître dans toutes ses parties. Si chacun voulait, comme moi, reporter sa pensée en arrière, et recueillir les leçons du passé, la France serait sûre de son avenir
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature