Résumé

Banque générale française, ou Projet d'association… (1874)

On fait miroiter à leurs esprits éblouis, l'espérance d'un avenir meilleur et brillant ; on surexcite leurs passions haineuses ; pour les maîtriser et les dominer plus facilement, on arrache un à un de leur coeur tous les sentiments d'honnêteté qui s'y trouvent; on les aveugle par des paradoxes et par des utopies ; et, après les avoir bercés de chimères, les avoir entraînés sur la voie funeste de la paresse, de la débauche et de la misère, on les déchaîne, comme des bêtes féroces, contre l'ordre social, et on en fait fatalement des révolutionnaires et des patricides.
Source : Gallica

Banque générale française, ou Projet d'association… (1874)

En voyant l'homme opulent se donner tous les plaisirs et toutes les jouissances que procure la fortune, ils sentent tout naturellement l'envie et la haine leur monter au coeur. Ils se demandent pourquoi le sort ne les a pas créés, eux aussi, au milieu de ces délices ; leurs regards, qui ne sont pas assez éclairés par la lumière de la raison, leurs pensées qui ne sont pas épurées, fortifiées par la religion, ne peuvent se détacher de la terre, ne voient que les misères de la vie présente et ne découvrent pas les splendeurs et les jouissances infinies de la vie future.
Source : Gallica

Banque générale française, ou Projet d'association… (1874)

Ils ne considèrent qu'une chose : c'est qu'ils gagnent péniblement par jour un salaire qui suffit à peine à l'entretien de leur famille, et qui ne leur procurera jamais la fortune. Leur vie matérialisée est sans espérance et sans avenir. Ils se disent : Nous ne jouirons jamais des douceurs de l'opulence; nous avons et nous n'aurons jamais en partage que les labeurs, la pauvreté et la misère. Si nous tombons malades, qui nous secourra? qui nourrira nos femmes et nos enfants? et, après notre mort, qui les protégera contre la misère et ses déplorables conséquences ?
Source : Gallica

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