Résumé

Blaise Bonnin Parole de Blaise Bonnin aux bons citoyens (1848)

LE PAYSAN. —Aussi c'est ta faute, et tout le mal qui nous arrive vient de toi. Tu fais de la politique, tu veux du changement, tu fais des révolutions et cela me dérange et me gêne.
L'ARTISAN. — Si je fais de la politique et des révolutions, c'est ta faute. Tu es trop patient; tu souffres tout, et tu me forces à me battre pour réparer le mal que ton indifférence nous cause. Avec toi les mauvais gouvernements dureraient toujours.
LE PAYSAN. — Avec toi, aucun gouvernement ne dure, et on n'a pas le temps de faire ses affaires.
Source : Gallica

Blaise Bonnin Parole de Blaise Bonnin aux bons citoyens (1848)

Si chacun était obligé de se garder soi-même, ou de s'ouvrir un chemin pour transporter ses récoltes et ses marchandises, les plus riches ne le pourraient pas, et pour conserver le huitième de son revenu, chacun perdrait la totalité de son revenu. Nous vivrions bientôt comme les sauvages qui renoncent à cultiver la terre et meurent de misère dans des pays fertiles.
Ce qui rend l'impôt très-dur, et ce qui arrive à le faire regarder comme une grande vexation, c'est le mauvais emploi qu'en a fait la monarchie.
Source : Gallica

Blaise Bonnin Parole de Blaise Bonnin aux bons citoyens (1848)

Ils comprendront aussi que l'augmentation de l'impôt n'est qu'un coup de collier donné de bon coeur par tout le monde à la fois, pour sauver la nation d'un grand accident. La République, qui veut sauver la France, ne peut pas vouloir ruiner l'agriculture, qui est la mère nourricière de la France. C'est à seules fins de pouvoir décharger le travail de la terre, de tous ses empêchements et de tous ses malheurs, qu'elle demande au travail de la terre un effort une fois fait. La terre est généreuse ; après les accidents des mauvaises années elle n'est pas épuisée, et elle recommence à produire.
Source : Gallica

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