Charles Du Boishamon

Résumé

Charles Du Boishamon Chateaubriand : souvenirs intimes (1875)

Ma bisaïeule, Marie-Angélique de Ginguené, épouse de M. le comte de Bedée de La Bouëtardaye, celui qui bâtit Monchoix en 1759, était cette tante qui, au dire de l'auteur des Mémoires d'Outre-Tombe, se faisait toujours suivre, dans l'escalier de sa nouvelle demeure , d'un Chien hargneux et d'un sanglier grognon ; mais elle avait aussi un grand amour pour des animaux moins sauvages, pour les chats.
Quand elle partit pour l'émigration, elle emporta tous les membres de l'espèce féline qui résidaient à Monchoix. La race prospéra sous le ciel étranger.
Source : Gallica

Charles Du Boishamon Chateaubriand : souvenirs intimes (1875)

Monchoix m'est venu par ma mère, AntoinetteMarie de Bedée de La Bouëtardaye, petite-fille de celui qui l'avait bâti.
À l'occasion des fêtes qui ont eu lieu dernièrement à Saint-Malo, plusieurs journaux ont eu la bienveillance de citer mon nom et ma demeure et de dire que, pendant le cours de sa vie, M. de Chateaubriand s'était toujours souvenu de Monchoix. C'est vrai. Si je viens, en ce moment, écrire quelques lignes, ce n'est point par la prétention d'élever la voix au milieu de ce concert d'hommages qui viennent d'être décernés au grand écrivain breton.
Source : Gallica

Charles Du Boishamon Chateaubriand : souvenirs intimes (1875)

Je n'osais pas lui répéter la mienne pour Monchoix ; ce fut lui qui reprit l'initiative sur le pays de Plancoët. Il me fit remettre un paquet pour sa sœur, Mme la comtesse de Marigny, me chargea de ses meilleurs souvenirs pour sa cousine Caroline de Bedée, n'oublia point un mot aimable pour mon père, tout cela en présence de M. de La Mennais, qui ne souffla mot pendant tout le temps que dura ma visite. L'ex-abbé se leva et partit presque sans saluer.
Source : Gallica

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