Résumé

Charles Philippe Marchand De l'intervention des étrangers dans le gouvernement de la France (1819)

Sous l'empire d'un régime constitutionnel, comme celui sous lequel nous vivons, tout doit donc s'abaisser devant la loi ; le monarque n'est pas exempt de cette obéissance. Toutefois, on doit au roi la déférence qu'exige sa position comme chef de l'état ; nous devons faire ce qu'il ordonne tant qu'il est le fidèle interprète de la loi. Mais par la même raison nous n'appartenons qu'à celle-ci ; les mots de maître et de sujet sont sans application dans notre gouvernement. Ailleurs les hommes sont faits pour les rois ; en France les rois sont faits pour les hommes.
Source : Gallica

Charles Philippe Marchand De l'intervention des étrangers dans le gouvernement de la France (1819)

Déjà quelques lois assurent l'exécution de plusieurs dispositions de la charte; ces lois ne sont point transitoires, elles sont la conséquence du pacte conclu entre le pouvoir exécutif et la nation : y toucher serait ébranler tout l'édifice ; on ne peut plus qu'y ajouter, et la tâche est déjà assez imposante. Les hommes monarchiques voudraient, je le sais, détruire ce qui a été fait, revenir à un
système de gouvernement plus favorable à leurs anciens priviléges, faire revivre l'inégalité parmi les citoyens, et, sous d'autres noms peut-être, ramener le régime féodal dans toute sa pureté.
Source : Gallica

Charles Philippe Marchand De l'intervention des étrangers dans le gouvernement de la France (1819)

C'est de la raison, c'est de la justice qu'il nous faut ; c'est notre raison , c'est le sentiment de la justice que nous opposerons aux turpitudes d'une faction ou à l'envahissement du pouvoir. Le règne des lois d'exception est passé, la charte seule doit être notre boussole, le retour au gouvernement de 1815 est aussi impossible que le serait le retour aux fureurs de 93.
Source : Gallica

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